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Agroalimentaire l’expérience du groupe Délice-Danone en Tunisie

Le groupe Danone dispose d’un partenaire en Tunisie, c’est la société Délice-Danone, selon Paolo Maria TAFURI son Directeur général adjoint, les avantages de l’implantation d’une entreprise française en Tunisie sont bien réels, ce pays maghrébin dispose d’un potentiel économique considérable, jeune où on contrôle la progression démographique. La classe moyenne constitue en outre une garantie de stabilité politique de ce pays.
L’objectif de Danone n’était pas une délocalisation d’une chaine de production mais une clientèle à qui l’entreprise vend ses yaourts. La consommation per capita est encore faible donc notre intérêt pour la Tunisie est réel.

Danone avait la volonté de faire de sa marque une véritable marque mondiale, s’est pourquoi Danone s’est associé à partenaire local, la société Délice.
En Tunisie, l’entreprise Délice avait une position de leader et une bonne notoriété de marque sur le marché des produits laitiers et produits frais, connaisseur de la culture locale, maitrisait le circuit de distribution du lait et disposait d’outils industriels pour la fabrication, les possibilités de synergies étaient nombreuses

A ce jour, plusieurs sociétés tunisiennes commercialisent les produits Délice-Danone: CLC, SOCOGES et STIAL. Notre chiffre d’affaires a été doublé en quatre ans. Notre affaire s’est agrandi et surtout devenu plus profitable. Ces résultats positifs ont été possibles, à mon point de vue, par la bonne compréhension du consommateur tunisien. En Tunisie, les ménages dédient 36 % de leur budget à l’alimentaire tandis qu’en France, c’est de 16 à 18 % uniquement. En grande surface, les achats sont passés de 5 % en 2000 à 25 % en 2010. Il convient de ne jamais oublier que le consommateur tunisien est ouvert, informé et exigeant.
Les initiatives et la stratégie de succès de Danone reposent sur le développement de produits adaptés aux besoins locaux en Tunisie, la double garantie offerte par Délice-Danone et l’adaptation des succès internationaux : la tradition et la modernité.

En capitalisant sur les deux forces, nous pouvons faire en sorte que 1+1 =3. Danone exploite la compétence de Délice dans la distribution de proximité. Il a opéré un transfert de savoir-faire et de meilleures pratiques. Ce faisant, le partenariat est fort.
Cela ressemble beaucoup à la relation que peuvent entretenir un homme et une femme !

La Tunisie continuera à avoir une croissance soutenue. Sa consommation continuera à évoluer, en quantité autant qu’en qualité. La distribution évoluera elle aussi, avec un développement des grandes et moyennes surfaces et le poids toujours important de la proximité, donc d’une économie cash. En outre, les opportunités de partenariat sont encore nombreuses.

Plusieurs points doivent toutefois encore être améliorés, comme les droits de douane, qui sont parfois très élevés sur les matières premières, le contingentement des importations ou la difficulté des échanges inter-Maghreb. Enfin, la filière laitière doit être entièrement restructurée.

Les investissements français en Tunisie

Aceria est une entreprise spécialisé en fruits et légumes, produits de la mer et de la filière produits carnés. Elle a construit en 1996 son unité de fabrication en Tunisie et emploie 160 personnes, selon son Directeur général, Monsieur Philippe BIRAUD, cette entreprise française en Tunisie à effectué 14 investissements au cours des dernières années. Une unité de charcuterie industrielle vient d’être achevée. En partenariat avec un investisseur tunisien, des études sont en cours sur la mise en place d’unités d’élaboration de fruits et de légumes, ainsi qu’une étude pour la construction d’une usine de traitement de thons congelés.

Le développement de l’industrie agroalimentaire en Tunisie, passe par la grande et moyenne surface et les produits élaborés. Nous avons obtenu aux normes sanitaires européennes pour nos usines.

Le développement de l’implantation d’unités industrielles françaises en Tunisie en sortirait renforcer avec l’ouverture de lignes de crédits française pour concurrencer les lignes italiennes et espagnoles.

La filiale de la société CTRA implantée en Tunisie est spécialiste de tuyauterie chaudronnier métallique et plastique. Ce type d’industrie est en France suite à la régression du programme nucléaire français ainsi que l’industrie chimique.

Selon le PDG de CTRA, Hubert LAURIOT-PREVOST, l’entreprise cherchait le développement d’une activité complémentaire en développant des niches géographiques ou technologiques, et non une délocalisation.

Depuis la Tunisie, cette entreprise française en Tunisie a travaillé pour le groupe OCP du Maroc et le groupe chimique tunisien, des activités en Algérie ont été développées aussi.

Une fois la décision d’implantation en Tunisie a été prise, le démarrage de la première fabrication n’a pris que quatre mois. Notre société a été ouverte dans des délais très brefs.

Investir en Tunisie, c’est être dans un pays stable où on trouve un bon équilibre entre l’offre et la demande de travail avec une qualité de la main d’œuvre locale.

Les exportations industriels de la Tunisie

L’industrie tunisienne compte plus de 15 000 entreprises, qui emploient près de 450 000 personnes.

Les exportations françaises vers la Tunisie du sucre ont été augmentées de 107 % et ceux de lait et produits dérivés ont représenté une augmentation de 67 % entre 2002 et 2003. En moyenne, la Tunisie importe près de 6 millions d’euros par an d’huiles végétales en provenance de la France.

Le secteur agroalimentaire devrait connaître un essor très important dans les années à venir du fait de l’accroissement des ventes de produits cuisinés en Tunisie, le taux d’activité des femmes augmentant régulièrement.
Des opportunités en matière d’investissements sont, elles aussi, importantes, dans le domaine de l’emballage d’huile d’olive, de la production de produits fabriqués à base de dattes, du raffinage ou dans celui de la production de repas à base de poissons.

Les trois fabricants automobiles français sont présents sur le territoire tunisien. Les exportations de composants automobiles représentent environ 200 millions d’euros par an en moyenne.

Pour le secteur du matériel électrique et électronique. Les opportunités d’investissement concernent essentiellement les circuits intégrés, les connecteurs, les fils et les câbles, les bobines et les transformateurs, les composants passifs, l’électronique grand public et les appareils de télécommunications.

Pour le marché local tunisien, les possibilités de partenariat pour la mise en place d’unités de fabrication pour le secteur d’emballage sont nombreuses.

La Tunisie est aujourd’hui le pays de la plasturgie. L’industrie du plastique est pleine explosion. Les opportunités d’investissement sont de taille, notamment dans le domaine des gaines de protection, des pièces techniques pour l’automobile, des pièces pour la connectique et des câbles.

Dans le secteur agricole, nous venons d’autoriser l’importation d’élevages bovins. des opportunités d’investissements en Tunisie dans la filière fruits et légumes, la viticulture, et la floriculture.

Pour le secteur des services aux entreprises, les possibilités de partenariat sont nombreuses dans le domaine des centres d’appels et des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

L’industrie du textile et de l’habillement en Tunisie

En Tunisie, l’industrie du textile et de l’habillement occupe le 2ème rang au niveau des industries manufacturières, elle participe à hauteur du tiers des exportations tunisienne.

L’industrie de l’habillement emploi 200 000 employés et compte environ 2 000 entreprises. La confection et la bonneterie participent à hauteur de 90% des exportations du secteur textile-habillement tunisien et emploient environ 80% des ouvriers, techniciens et cadres. Les 260 entreprises spécialisées en filature, tissage et finissage demeurent le maillon faible du secteur du textile.

L‘Europe est la première destination des exportations en produits d’habillement tunisiens bien qu’elle figure parmi les principaux exportateurs mondiaux de vêtements, elle est positionnée derrière la Chine, la Turquie, le Bangladesh et l’Inde.

De nombreuses marques internationales : Absorba, Yves Saint Laurent, Weil, Barbara, Vialli, Lee Cooper, Mot de passe, Old River, Tendre Passion, Buffalo, Adidas, Young, Balmain, P’tit Chou, Paraph, Wrangler, Baleno, Ted Lapidus, Playtex, Lise Charmel, Complices, Simone Pérèle, D.line, Naf naf, Benetton, Vestra, Cacharel, Veste Bene , Serge Nancel, Décant, Kikoday, Palomino, Kimade Dodge, Rodier, Rétorique, For You, Le Jaby, Promod, Niky, Phildar, F.Olivier, Pastunette, Rocky, Lacoste, Catimini, Van Lack, Berger, Valentino, Big Star, Point chaud, Un amour d’absorba, Mark & Spencer, Bouche à Oreille, Diesel, Scaeffer, DMC, Rifle, Kookai, La Calèche, Gossard, Petit Bateau, Liberto, G.Laroche, Manoukian, Passionatta, Hawai, Huit, Hugo Boss, Kiabi, Lee, Original, Kikers, , Sergi Tacchini, Petit Boy, Pierre Cardin, La Redoute, Pierre Jourdan, René Lézard, La Roue de Style, Levi’s, Next, Ober, Quelle, et ont choisie la Tunisie comme pôle de production, le secteur des industries du textile-habillement compte actuellement plus 1 752 entreprises produisant exclusivement pour l’exportation.

Dans ce secteur, l’activité de la confection mobilise l’essentiel des investissements. On y rencontre 640 entreprises à capitaux 100% étrangers et le total des établissements à participation étrangère est de 966 unités. Les premiers investisseurs étrangers en Tunisie du secteur du textile et de l’habillement sont les entreprises françaises suivies par italiennes.

L’industrie en Tunisie

L’industrie en Tunisie contribue au tiers de produit intérieur brut national et emploi la même proportion de la population active du pays.
L’industrie tunisienne s’est positionnée en créant une infrastructure nécessaire et en établissant sa réputation en termes de qualité et de délais.

Le secteur industriel en Tunisie regroupe l’industrie manufacturière (textiles et cuirs, verre, produits mécaniques, agroalimentaire, matériaux de construction, plastique, électriques, électroniques et chimiques, bois, etc.), cette industrie représentant la majeur partie des exportations tunisienne et l’industrie non manufacturière (énergies, mines, électricité et BTP)
En valeur absolue, la Tunisie est le premier exportateur industriel d’Afrique, grâce à l’encouragement d’implantations d’entreprises offshore fabricant exclusivement au marché Européen, les secteurs d’agroalimentaire et du textile représentent 60 % de l’emploi de l’industrie manufacturière et la moitié des exportations de la Tunisie.

Avec l’élargissement de l’UE aux pays de l’Est d’Europe et la mise en place d’une zone de libre-échange avec l’Union européenne abolissent la plupart des avantages dont bénéficient jusque-là les entreprises tunisienne et seront donc face à une rude concurrence étrangère.
Des programmes de mise à niveau ont été lancés et renforcé par le programme de modernisation industrielle, en partie subventionné par l’Union européenne, qui bénéficie aussi bien aux entreprises tunisiennes qu’aux entreprises étrangères implantées en Tunisie.

Des milliers d’entreprises aient bénéficiés de ces programmes de mise à niveau, on y rencontrera les sociétés du secteur de la construction, les entreprises de l’industrie du textile et du cuir, l’électrique et l’électronique, la mécanique, et l’agroalimentaire. La diversification par les exportations de produits électriques, électroniques et mécaniques. Les grands groupes d’industrie manufacturière du secteur de la production d’équipements électriques se sont implantés ou ont sous-traité leurs ordres de fabrication profitant d’une main-d’œuvre qualifiée et bon marché.

Parmi ces entreprises, nous trouvons Latécoère, Alcatel-Lucent ou Zodiac. L’implantation des groupes Sewon, Sumitomo Electric Bordnetze, Kromberg & Schubert, et Dräxlmaier a permis la confection et l’exportation de câbles électriques et le recrutement d’environ 15 000 salarié.
En produits textiles, la Tunisie est le quatrième fournisseur de l’Union européenne, elle était le premier fournisseur de la France avant d’être surclassée par la Chine.

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